Corporatings, favoriser l’investissement en Europe.

Corporatings, favoriser l’investissement en Europe.

La digitalisation, les échanges d’informations, l’innovation, autant de termes que nous entendons tous les jours et qui rythment notre environnement mondialisé. Cependant, l’usage des technologies n’est pas encore le même pour tout le monde et il semble que certains professionnels de la finance en Europe ait pris du retard dans ce domaine. En effet, les analystes et plus largement les investisseurs, sont encore très dépendants d’informations publiées par les entreprises dans des documents PDF de plusieurs centaines de pages. Afin de réaliser une analyse et avant de prendre une décision d’investissement, ils consacrent une part importante de leur temps à rechercher puis ressaisir ces données. Principales conséquences de cette pratique d’un autre temps : moins de recherche financière, moins d’investissements donc moins de financements pour les entreprises.

Avec l’apparition de charges spécifiques à la recherche financière (liée à la mise en place de la directive européenne MiFID 2(1)), les sociétés de gestion ont réduit leur budget. Cela a notamment eu pour conséquence de déclencher une guerre des prix chez les courtiers. Ainsi, selon une étude de l’AMF(2), les revenus issus de la recherche financière ont baissé de 50% sur les deux dernières années obligeant ainsi les courtiers à revoir leur modèle économique. La recherche s’est donc naturellement concentrée sur les plus grandes capitalisations pour lesquelles la demande est plus forte.

Dynamiser la recherche financière devrait être une priorité.

 

Or c’est la recherche financière qui permet de flécher les investissements vers les entreprises qui sauront en faire le meilleur usage. Elles vont ainsi pouvoir financer une expansion économique indispensable à la croissance mais aussi, et c’est sans doute le plus important, la transition écologique. Malheureusement, les investisseurs professionnels trouvent de moins en moins de papier de recherche sur certaines sociétés, notamment celles dont la capitalisation ne dépasse pas un milliard d’euros. Ce sont pourtant bien elles qui devraient pouvoir se financer par l’intermédiaire des marchés car c’est elles qui en ont le plus besoin.

« 30 % du temps d’un

analyste est consacré 

à des copier/coller(3)»

 

Soit autant de temps qui pourrait être consacré à des analyses et à un travail de fond. Selon nous, la solution viendra d’un meilleur usage des technologies à notre disposition.

Utiliser la technologie pour gagner en productivité.

Cette technologie repose sur l’utilisation du langage XBRL (eXtensible Business Reporting Language), un format d’échange d’informations financières, qui nous a permis de développer une base de données regroupant toutes les informations recherchées par les investisseurs. Que ces informations soient dans les états financiers, dans les notes et annexes ou encore dans les commentaires du management, nous proposons une représentation simplifiée, des flux paramétrables, une meilleure contextualisation et donc compréhension de la donnée. En plus d’être une opportunité réglementaire (portée par la Directive Transparence et son application le format ESEF(4)), cette innovation rend l’information fiable et accessible, disponible pour les investisseurs et au service d’une analyse efficace.

Libérer les investisseurs et donc les investissements.

La crise sanitaire de ces derniers mois a mis en exergue le besoin de financement au niveau local en plus de renforcer le besoin de connaissance de nos entreprises. Dans ce climat, une base de données européenne est essentielle pour assurer la souveraineté et le financement de l’économie réelle. Nous souhaitons donc être le premier acteur du renforcement du lien entre les émetteurs (Corpo) et les investisseurs dont les analyses financières et extra-financières (ratings) constituent un prérequis à la croissance en Europe.

(1) MiFID 2 : Markets in Financial Instruments Directive 2
(2) Article Option Finance
(3) Etude Corporatings menée auprès d’analystes buy et sell-side
(4) ESEF : European Single Electronic Format

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